04/11/2015

TO SAY NO


Il est vrai que j'aimerai toujours être positive et ne vous transmettre que ça. Mais si les faux-semblants sont coutume dans la blogosphère ce n'est pas mon parti pris. C'est pourquoi je m'abstiens d'écrire ou de poster quand quelque chose cloche, pas dans l'idée de ne diffuser qu'un univers rose, loin de là, mais je pars du principe que personne n'a envie de lire une fille qui se plaint, moi la première. Aujourd'hui j'ai voulu faire une entorse à ce fil conducteur, partant du principe cette fois-ci que des dizaines de milliers de personnes sont spectatrices des bouts de quotidien que je dévoile, il est normal d'expliquer certaines absences.

A croire que j'y aurais droit chaque année à la même période, mon énorme coup de blues automnal, soit à la période où mes examens commencent pour ne terminer qu'en Janvier. 4 années que je passe mes Noël -pour ne citer que ça- avec ce sentiment de culpabilité dès que je lève le nez de mes bouquins. Et pour être franche, je commence à en avoir assez.
Ces jours de doute sont rares le reste de l'année, ils ne se pointent que fin Octobre, et pourtant à chaque fois, j'ai l'impression que cette période ne s'arrêtera pas. On dépasse ici de loin le seuil du ras-le-bol classique des études.
Et si cette fois, ces jours étaient sans fin ?

La veille on se rêve en ténor du barreau ou bras droit juridique d'une grande firme internationale, et le lendemain, on se verrait bien à rester à la maison à s'occuper d'enfants qui n'existent pas encore, oh oui qu'on s'y verrait bien. Et à chaque fois cette même question, ces envies surgissent-elles car je mûris ou bien est-ce car la difficulté et l'envie de tout lâcher prennent le dessus ? Pourquoi de si grands écarts ?
C'est surtout lorsque je me rappelle que j'ai qu'une vie que ce sentiment me prend la gorge. Je sais mes parents fiers de ce que je fais même si je ne suis pas encore au bout, j'acquiesce lorsqu'ils me disent que ces années de sacrifices payeront plus tard. 
Mais c'est quand plus tard ?
Et plus tard, sera-t-il comme je veux ? Est-ce que ces années de labeur me mèneront à la vie que je souhaite ? Toujours ces mêmes questions, et si je me plantais ? On parle d'un choix de vie.
Je sais que je laisse filer d'énormes chances concernant mon blog et ce qui l'entoure en ayant des études aussi invasives. Je sais aussi qu'on m'a toujours appris à chercher la sécurité, mais quand cette sécurité si longue à atteindre, vous balance d'énormes tonneaux sur le chemin, peut-on m'en vouloir de ne serait-ce qu'espérer choisir la facilité ?
Et si cette fois, ces jours étaient sans fin ?


6 commentaires:

  1. Courage ! La vie est faite de doute (sinon ce ne serait pas drôle!) mais aussi de belles surprises. Moi je pars du principe que quand tu doutes il va forcement y avoir un signe à un moment donné qui te montrera le droit chemin... Accroches toi à tes rêves et Hakuna matata !

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  2. Je dois avoir une petite dizaine d'année de plus que toi, et je me pose encore cette question!(je me dis heureusement, car sinon, c'est qu'on s'encroute!) si je peux te donner un conseil, c'est bien de t'accrocher pendant cette période de doutes, il faut faire des sacrifices, certes, mais peut être pas au sens que l'entendent tes parents: les études, c'est long, c'est chronophage, tu as l'impression de passer à côté de ta vie en voyant les copains s'éclater (je sais de quoi je parle, études longues aussi), mais après, c'est la liberté, tu peux choisir ce qui te plait, concilier famille et boulot qui te plait (et ça, c'est déjà un sacré luxe), où la version plus roots,associer voyage et travail, choisir vraiment selon ton coeur... Bref, je ne sais pas si j'ai été très claire, mais tes sacrifices d'aujourd'hui sont ta liberté de demain! courage!



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  3. Je comprends ce que tu dis, le genre d'études que tu fais ne doit vraiment pas être de tout repos… Après le lycée, personnellement, je ne me voyais pas faire de longues études et du coup j'ai du temps libre queue consacre également à mes boulots. Ne culpabilise pas, 'c'est normal de se remettre en question, mais je pense que tu en es capable, et que dès que tu y arriveras tu seras fière de toi. Bon courage!

    Laura

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  4. J'ai quelques années de plus que toi et cela fait 2 ans que j'ai finis mes études et que je travaille. Je comprends ton ressenti et tes difficultés. Essaie de t'améliorer dans ton organisation pour scinder ton temps en plusieurs parties : le temps de travail et le temps pour toi. Ce dernier étant défini, il ne laisse pas de place à la culpabilité. Comme ça quand tu seras sous ton plaid à regarder un bon film, ou dans un bar avec tes amis, tu profiteras pleinement, sans te dire que tu devrais être entrain de travailler, puisque tu l'as anticipé et décidé. Bon courage, et n'hésite pas à parler de ce qui ne va pas, je suis sûre que la majorité de tes lectrices sont bienveillantes et te préfèrent authentique.
    L.

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  5. Salut ! Je viens sur ton blog de temps en temps mais je ne commente jamais. Aujourd'hui je me retrouve sur ton article (comme je m'étais retrouvée dans un précédent qui traitait du même sujet il y a quelques temps). Je suis étudiante en cinquième année de médecine et je vis à peu près la même chose : études invasives, sacrifices, sentiment de culpabilité quand on ne bosse pas, Noëls pourris, toussa toussa. Parfois comme toi, j'ai envie de tout lacher pour me "laisser vivre" et je laisse tomber mon "ambition" qui est pourtant si grande par moment et puis pour me remotiver je me dis "POUR QUOI FAIRE ?". Pour faire plus les magasins ? Plus de voyages ? Plus de de glandage ? On aura toute la vie pour faire ça plus tard et franchement ça n'est pas toujours une source de bonheur absolu si on cherche bien, il suffit de regarder autour de nous. Ensuite, je me dis que ce qui me rendra FIERE de moi plus tard ce sera d'être un médecin. Un bon médecin. Pas une danseuse (j'ai laissé tombé la danse....) pas une fille qui connait toutes les séries de la terre (je suis toujours tiraillée pour me mettre au travail le soir après ma série pendant le repas...) ETC. Je comprends ce que tu veux dire pour ton blog, mais dis toi qu'à 45 ans ta vie aura REELLEMENT un sens lorsque tu seras avocate ou juge, contrairement à celui qu'elle aurait si tu étais une blogueuse mode de grande renommée.

    En tout cas sache que je comprends tout à fait ce que tu veux dire : moi aussi j'ai plein d'autres intérêts dans la vie que la médecine (l'art, la mode, les voyages, les langues, la danse, la guitare...) et j'ai du laisser tomber plein de choses à cause de mes études. Ca n'est pas évident. Plein de courage ! Bises, Mélissa

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  6. Bonjour Laetitia, je n'ai jamais commenté sur ton blog mais là je me suis dit que j'allais te remonter le moral. J'ai fait les mêmes études que toi il y a de ça bien longtemps maintenant, je dois avoir une dizaine d'années de plus que toi. J'ai un métier dans le domaine de mes études puisque je suis rédactrice juridique. Je me suis rêvée en Ally McBeal (si toutefois tu connais car ça date de ma génération d'étudiante), ou en Judge Amy (encore plus vieux je crois) mais la vie vous offre parfois des parcours totalement différents de vos "rêves" ou de vos "illusions". Je ne suis pas carriériste, je n'ai pas les dents assez longues. Mais si je dois regarder mon parcours professionnels, je suis fière de mes choix, de mes silences aussi, de mon manque de confiance parfois, étonnant ? oui ! mais parce que finalement j'ai tjs été fidèle à moi et à mes convictions et tant pis si je ne suis pas manager ou PDG. J'ai construit ma petite famille, et j'ai fait évoluer aussi mon parcours professionnel. Tes études même si elles sont dures t'enrichissent intellectuellement ! Mon année de DEA (master 2 maintenant) était mon année d'étudiante la plus belle qui soit !! Et pourtant j'avais pas d'argent, je passais mon temps à étudier, je sortais peu, je voyais que mes ami(e)s de la Fac, on vivait en vase clos ! Mais c'était une année merveilleuse ! Profite de ta jeunesse même si c'est pour étudier c'est tellement beau d'apprendre ! Et tu verras plus tard, tes études serviront tjs même si tu as changé de voie, même si tu es femme au foyer, même si tu es blogueuse à plein temps ! Bon courage à toi ! Mathilde

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